Pratique funéraire déjà autorisée dans certains pays, l’humusation des corps est un processus contrôlé de transformation des corps en compost. Respectueuse de l’environnement, cette technique écologique permet de réduire l’impact environnemental des funérailles et est une manière, pour le défunt, de revenir à la terre.

Les différentes étapes de l’humusation

100 % naturel, le processus d’humusation est simple : le jour de la sépulture, le corps du défunt est enveloppé dans un linceul biodégradable puis est déposé sur un lit de 50 cm de broyats et de copeaux de bois. Il est ensuite recouvert de 3 m3 de copeaux humidifiés, lesquels vont dégager une chaleur naturelle qui atteint les 70 °C. Cette température permet d’éloigner les nuisibles et élimine les germes potentiellement pathogènes que pourrait contenir le corps.

Après trois mois, les humusateurs récupèrent les matières dures (os et dents) et les réduisent en poudre pour les mêler au compost en formation. Neuf mois plus tard, grâce à l’action simultanée des micro-organismes, de l’oxygène, des bactéries, des champignons et des vers présents dans le sol, la famille disposera de 1 m3 d’humus sain et fertile. Ce compost lui permettra d’en faire un terreau qui accueillera un arbre, en hommage à la personne disparue.

Des obsèques écologiques

Dans notre vie quotidienne, nous sommes de plus en plus nombreux à nous soucier de notre empreinte écologique. Dans ce contexte, les funérailles sont aussi concernées par ce sujet et de nombreuses initiatives ont vu le jour dans ce domaine : cercueils en carton, urnes funéraires biodégradables , plantation d’un arbre, et de nouvelles pratiques funéraires ont fait leur apparition, comme l’humusation. Lors d’un enterrement par l’humusation, aucun cercueil, caveau, pierre tombale et aucun traitement visant à la conservation du corps n’est nécessaire. Ce nouveau rite funéraire serait donc une solution écologique qui permettrait de réaliser des obsèques dans le respect de la planète. Si l’humusation a déjà des adeptes, pour l’heure, aucune loi ne l’autorise en France.